LE MÉTROPOLITAIN - News
Un voyage dans le monde de Sylvain BazinetSeptember 15 2009 by Rajaa Razafiarisaoa
 La galerie Céline-Allard du Centre francophone de Toronto a accueilli l’artiste québécois Sylvain Bazinet le jeudi 10 septembre. Fraîchement arrivé à Toronto, il a réalisé sa première exposition dans laquelle il a voulu mettre en avant les mouvements et les dimensions, les « macrocosme et microcosme », et ce, avec un médium fixe et plat.
Pendant plusieurs années, Sylvain Bazinet a baigné dans le milieu artistique, dans le domaine de l’écriture d’articles et de nouvelles. Ce n’est qu’au début du millénaire que la peinture a pris une place plus prépondérante dans sa vie et qu’il a entrepris une œuvre originale.
Dans sa démarche artistique, le peintre se concentre sur la théorie du chaos et sur les ancêtres. Il définit son art comme abstrait, lyrique et travaille en acrylique par couches diluées.
« En laissant glisser les pigments dilués sur la toile, ceux-ci prennent un chemin imprévisible. La moindre variation en quantité ou en mouvement produit un résultat différent. À partir de la figure ainsi créée, je tente de reprendre le contrôle de la toile. Travaillant par couches superposées, je provoque le hasard jusqu’à ce que la toile trouve son équilibre propre », a expliqué l’artiste.
Peintre instantané, l’artiste désire recréer des mouvements de la vie et non du fictif, par ces différents mélanges de couleurs sur la toile, s’entremêlent sur le tableau et ressortent différemment selon l’éclairage. « Dans mes toiles, on se demande si on voit comme des molécules qui s’attirent afin de créer une nouvelle structure ou si au contraire c’est une structure qui est sur le point d’imploser ou d’exploser.
La peinture a toujours voulu être autre chose qu’elle-même, c’est ce qui me fascine en elle. Dans cette exposition, j’explore le mouvement et la dimension microcosme », a-t-il confié.
M. Bazinet présente aussi dans son exposition quelques portraits. Sorte d’interrogation sur ces ancêtres, il tente de faire survivre quelque chose lui-même. « Ce peut-être un point de rencontre entre mon travail de généalogiste et celui d’artiste. Le passé et l’avenir. Une réflexion sur la pulsion de vie et de mort », a-t-il conclu.
Photo : Dans ses toiles, Sylvain Bazinet explore le mouvement et la dimension microcosme. Back
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