LE MÉTROPOLITAIN - News
La jeunesse franco-ontarienne en remontre à Radio-CanadaJanuary 20 2010 by François Cavaillès
 La Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) a déposé, le lundi 11 janvier, auprès de la Société Radio-Canada (SRC) un mémoire en défense de la représentation des jeunes francophones de l’Ontario dans l’avenir de la société d’État.
Le Conseil de représentation de la FESFO a émis ce document intitulé Radio-Canada et la jeunesse franco-ontarienne : des liens à tisser, une réalité à refléter afin de faire part à la SRC de ses rêves et de ses idées face à la réalité d’aujourd’hui et pour l’avenir.
En juin dernier, une pétition signée par plus de 1200 jeunes Franco-Ontariens a été déposée en vain à la SRC et à la Chambre des communes pour la restauration de la programmation en français en Ontario telle qu’avant les grandes compressions budgétaires de l’an dernier.
« Pourquoi une communauté qui possède déjà peu de ressources médiatiques en français est-elle la cible de ces compressions? Pourquoi les 600 000 francophones de l’Ontario n’ont-ils pas le droit de conserver leurs quelques sources d’informations locales en français? », peut-on lire dans le mémoire. Et même, au chapitre suivant, « la SRC fait peu état dans sa programmation nationale de la réalité des francophones de l’Ontario, ce qui crée une illusion que les 600 000 Franco-Ontariens n’existent pas ».
Bien que très revendicatif, le texte est aussi une main tendue à la SRC pour que les jeunes et la société d’État collaborent afin de mieux refléter la vie en français dans la province. Certains aspects de la programmation actuelle sont même encensés par la FESFO, par exemple l’émission de télévision Les pieds dans la marge dont « les trois animateurs originaires de Sudbury constituent de réels modèles francophones pour la jeunesse franco-ontarienne ».
En conclusion, la FESFO demande avant tout le retour de la programmation coupée lors de la dernière année en Ontario français, un plus grand reflet de la réalité des jeunes francophones hors Québec dans le contenu de la SRC, mais aussi, en général, un reflet plus important de la réalité des communautés francophones hors Québec dans le contenu national de la SRC. Elle recommande également des actions concrètes pour tisser des liens plus étroits entre la SRC et la communauté franco-ontarienne ainsi qu’une plus grande intégration de la communauté dans les sphères décisionnelles de la SRC, notamment en consultant officiellement les communautés quant à leurs besoins et à leur vision de la société d’État.
À la question de savoir si le mémoire aura l’impact suffisant pour permettre le retour des émissions en français supprimées par Radio-Canada, le Conseil de représentation de la FESFO répond avec optimisme. « On espère, confie Anya Marcelis, membre du Conseil, que ça va faire quelque chose. La balle est dans le camp de Radio-Canada maintenant. On a fait ce qu’on a pu, c’est à eux de décider. »
Aucune date n’est prévue pour une prochaine réaction de la SRC. Plus généralement, Anya Marcelis dit souhaiter que le mémoire incite d’autres personnes de la communauté à participer aussi au reflet de la réalité franco-ontarienne.
Photo : Des participants à la dernière assemblée générale annuelle de la FESFO Back
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