LE MÉTROPOLITAIN - News
Les obsèques de Rémy Beauregard à Toronto rassemblent la communauté francophoneFebruary 03 2010 by Christiane Beaupré
 Après Montréal et Ottawa, c’est à Toronto qu’a eu lieu, le samedi 30 janvier, une cérémonie en mémoire de Rémy Beauregard, une figure de proue de la communauté franco-ontarienne et un ardent défenseur des droits de l’homme.
Environ 250 personnes se sont rassemblées à l’église du Sacré-Cœur au centre-ville pour rendre un dernier hommage à celui qui a rendu l’âme le 8 janvier 2010.
Au cours de la cérémonie, son fils Rémy-Marc, le juge Paul Rouleau de la Cour d’appel de l’Ontario et le conseiller politique à Droits et Démocratie, Nicholas Galletti, ont fait l’éloge de ce « superman franco-ontarien ».
D’abord, le fils du défunt, Rémy-Marc, a rappelé à l’aide de nombreux exemples, les valeurs chères à son père, notamment celle de la famille. « La vie continue. Nous sommes attristés de son départ, mais nous sommes heureux de l’avoir connu », a-t-il conclu.
Puis, le juge Rouleau a souligné l’énorme contribution de Rémy Beauregard à l’Ontario français. Il a fait valoir son apport au sein du gouvernement ontarien et sa passion pour l’être humain.
« Chaque personne était précieuse pour lui, a-t-il mentionné. Il traitait tout un chacun avec dignité », et, à titre personnel, il a ajouté que M. Beauregard avait également joué un rôle de mentor auprès de ses deux garçons qui ont habité chez lui lors d’un séjour en Afrique. « Mes fils sont plus riches d’avoir connu Rémy. C’est un exemple qui montre qu’une personne peut faire une différence dans le monde », a conclu M. Rouleau.
Pour sa part, le conseiller politique de M. Beauregard, Nicholas Galletti, a témoigné, en français et en anglais, et ce, de façon émouvante sur la vision de son patron Rémy Beauregard, qui présidait l’agence publique de droits humains Droits et Démocratie. « Les droits humains se sont pas un buffet où tu choisis seulement ce qui te plaît, a-t-il mentionné en rapportant les propos de M. Beauregard.Selon le conseiller politique, le
président de Droits et Démocratie a défendu maintes causes dont celles du droit des femmes en Afghanistan et des enfants soldats de l’Ouganda.
Dans son homélie, l’abbé Justin Desroches a fait une analogie entre Jésus qui a transformé l’eau en vin aux noces de Cana et l’amateur de vins qu’était Rémy Beauregard. « À sa façon, il changeait l’eau en vin. Il nous a laissé un bon vin qui laisse un bon goût dans la bouche après. Nous sommes appelés à transformer les choses », a partagé le célébrant avec la famille, les amis et les collègues de M. Beauregard présents aux funérailles.
Après la cérémonie religieuse, les gens se sont rassemblés dans la salle paroissiale pour une réception au cours de laquelle plusieurs ont profité de l’occasion pour partager des souvenirs de l’action de M. Beauregard qui, après de nombreuses années à Toronto, s’était installé dernièrement à Montréal pour présider, de 2008 à 2010, l’agence publique Droits et Démocratie.
Un riche héritage
Le décès de M. Beauregard a sans doute eu un impact à l’étranger également puisque ce haut fonctionnaire a œuvré pendant trois ans comme conseiller international à la Commission des droits de la personne de l’Ouganda. Il a aussi travaillé au Rwanda, au Congo, en Chine, en Afghanistan, à Trinité-et-Tobago, en Colombie ainsi qu’en Haïti.
Avec Droits et Démocratie, il s’est attelé à la promotion, en collaboration avec des individus, des organismes et des gouvernements, au Canada et à l’étranger, des droits humains et des droits démocratiques tels que définis dans la Charte internationale des droits de l’homme.
Au plan international, Rémy Beauregard était surtout reconnu en tant que conseiller en matière de gouvernance internationale et de fonction publique.
Dans les nombreux pays en développement qu’il a visités, il a collaboré avec des organismes des Nations Unies et avec des organisations de la société civile à l’établissement d’institutions nationales de défense des droits de la personne.
Mais enfin au pays, Rémy Beauregard s’est particulièrement fait connaître comme celui qui a veillé à la mise en oeuvre de la Loi sur les services en français de l’Ontario, en tant que directeur de l’Office des affaires francophones de 1986 à 1994. À l’Université d’Ottawa, le Fonds Rémy-Beauregard témoigne de ses activités au sein de divers organismes en Ontario. Back
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