LE MÉTROPOLITAIN - News
Le bilinguisme : un atout pour l’avenirMay 06 2010 by Brigitte Lemay
 Le 13e forum local du Français pour l’avenir a eu lieu au Collège universitaire Glendon le mardi 27 avril. Plus de 250 jeunes des
23 écoles participantes ont assisté à plusieurs ateliers destinés à leur prouver que le bilinguisme est un avantage dans les différents milieux de
travail.
Accompagnée du quatuor à cordes de Richview Collegiate, la coprésidente du Français pour l’avenir, Chantal Gionet, a donné le coup d’envoi à la journée. Elle a ensuite invité Françoise Mougeon, principale adjointe aux études et à la recherche au Collège universitaire Glendon à se prononcer sur le sujet. « La connaissance du français vous ouvrira des portes. Cela vous montrera le chemin pour l’apprentissage d’autres langues aussi. Des études ont prouvé qu’il y a des avantages cognitifs importants au bilinguisme. Par exemple, ceux qui parlent deux langues ou plus ont moins de chances de développer des maladies mentales avec l’âge. De plus, ces personnes traitent plus efficacement l’information », a-t-elle affirmé.
La ministre provinciale des Transports et députée de Don Valley Ouest, Kathleen Wynne, a aussi prononcé un discours encourageant pour les élèves. « Ce que vous apprenez contribue à transmettre la culture, l’histoire et la langue des francophones », a affirmé Mme Wynne.
Elle a également mentionné que les Canadiens sont
définis en partie par le fait qu’ils se tournent vers le monde, qu’ils ouvrent leurs portes à d’autres peuples et cela commence par la pratique
des deux langues officielles.
Avril Benoît, directrice des communications pour Médecins sans frontières (MSF), a prononcé le discours d’ouverture. Cette anglophone qui a appris le français à l’école a encouragé les jeunes à persévérer dans leur apprentissage. « Il ne faut pas avoir peur de faire des erreurs, a-t-elle mentionné. Vos professeurs sont là pour vous corriger et vous enseigner la bonne manière. Lorsque vous serez sur le marché du travail, il n’y aura personne pour corriger votre grammaire. Il faut essayer, être capable d’écouter, de comprendre et de se faire comprendre. »
Mme Benoît était en Haïti pour organiser les communications avec MSF lors du séisme du 12 janvier dernier. « Dans un contexte international, surtout une situation de crise comme en Haïti, il est primordial de connaître le plus de langues possible. Lorsque vous faites affaire avec un interprète, vous ne saisissez pas toutes les nuances du message de la personne qui est en face de vous. Parler la langue du pays où vous travaillez facilite la tâche », a-t-elle conclu.
Les jeunes ont ensuite participé à différents ateliers sur des sujets aussi variés que les arts de la scène, les médias, la santé, l’aide humanitaire, la restauration et le sport. Le message des intervenants était tous le même : inciter les jeunes à parfaire les deux langues, à parler français le plus possible et surtout, à ne pas être gênés de s’exprimer dans cette langue. Ce sera un avantage majeur dans leur milieu de travail et cela leur permettra d’avancer et de toujours viser plus haut.
Photo : Les participants au forum Le Français pour l’avenir Back
|